LE PROJET PHENIX

Développé par Ies ingénieurs Orianne Bastin et Max Thulliez et la docteure Alia Hadefi, le projet Phenix vise au développement d’un nouveau dispositif permettant d’appliquer du plasma froid au contact des muqueuses digestives entrainant l’ablation de ces dernières. 

Cette méthode pourrait traiter les pathologies métaboliques telles que le diabète de type 2, le “foie gras” ou encore des maladies telles que l’œsophage de Barrett

oriane_bastin
THULLIEZ MAX PHOTO
Hadefi Alia photo
Figure 1. Organoïde dérivé d’épithélium duodénal de souris exposé au plasma froid (Immunofluorescence).

Les recherches portent 

  • d’une part sur la mise au point du dispositif et
  • d’autre part sur l’étude en laboratoire des effets cellulaires et moléculaires lorsque du plasma froid est appliqué sur le tissu digestif.

L’originalité de ce projet réside dans le caractère physico-chimique de cette nouvelle application médicale et son action induisant potentiellement une “mort cellulaire programmée”.

Grâce au modèle ex vivo de cellules souches primaires sous la forme dorganoïdes qui reproduit les caractéristiques physiologiques et génétiques de l’épithélium intestinal, l’équipe de chercheurs, a été capable d’étudier en laboratoire les effets cellulaires et moléculaires qui surviennent lorsque le plasma froid est appliqué sur du tissu digestif

L’organoïde est constitué de protrusions (flèches blanches) où se trouvent les cellules souches intestinales qui donnent naissance aux progéniteurs, eux-mêmes à l’origine des cellules spécialisées (flèches rouges). Cette image illustre la technique de microscopie par immunofluorescence permettant de cibler des protéines d’intérêt grâce à des substances fluorescentes.

On aperçoit en vert, le marqueur de cellules souches (olfactomedin 4), en bleu, les noyaux (DAPI) et en rouge le marqueur de prolifération (PCNA).

Les résultats sont prometteurs et seront soumis pour publication dans les mois à venir.

Du côté “ingénieur”,  les chercheurs du projet PHENIX ont développé un modèle reproduisant les tissus humains et permettant d’étudier l’intensité et l’étendue du traitement sans devoir recourir à des tests sur les animaux. 

Ce modèle a permis d’optimiser l’intensité du traitement plasma en étudiant plusieurs paramètres tels que son flux ou ses paramètres électriques.
Ce développement a également mené à la publication d’un article de revue de la littérature visant à décrire leur utilisation, les défis qui y sont liés et les b
onnes pratiques. 

Celui-ci permettra d’établir une base solide pour le développement de tels modèles et donner un aperçu de la littérature pertinente aux chercheurs intéressés.

L’article, “Gel models to assess distribution and diffusion of reactive species from cold atmospheric plasma : an overview for plasma medicine applications“, a été publié par Max Thulliez, Orianne Bastin, Antoine Nonclerc, Alain Delchambre et François Reniers dans la revue “Journal of Physics D: Applied Physics” .

Il est accessible en suivant ce LIEN 

Ce projet illustre bien, la synergie entre la clinique, la recherche appliquée et la recherche médicale translationnelle.

Phenix Capture

 Cette collaboration a été initiée entre

  • le service Beams de l’Ecole polytechnique de Bruxelles (Bio-Electro And Mechanical Systems),
  • le Laboratoire IRIBHM (Institut de recherche interdisciplinaire en biologie humaine et moléculaire – Faculté de Médecine ULB – Prof. Marie-Isabelle Garcia), 
  • le service de Chimie des Structures, Interfaces et Nanomatériaux (ChemSIN) – Faculté des Sciences – ULB
  • et des gastro-entérologues issus du Département de Gastro-entérologie de l’Hôpital Erasme

 avec le soutien de la Fondation Michel Cremer.  

Un deuxième article de l’équipe Phenix vient d’être publié.

Il s’intitule « Cold atmospheric plasma differentially affects cell renewal and differentiation of stem cells and APC-deficient-derived tumor cells in intestinal organoids » et est maintenant disponible en libre accès ICI

Il décrit l’effet de notre système de plasma atmosphérique froid sur les organoïdes, des cultures de cellules intestinales de souris auto-renouvelées en 3D modélisant la muqueuse intestinale.

Ils constituent un modèle très précis pour prédire la réponse au traitement chez les patients et c’est leur première utilisation rapportée en médecine plasmatique, attendue depuis longtemps !

Plasma froid

Merci de relayer l’information via vos canaux et via les réseaux sociaux